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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 23:21

J'ai intégré quelques pages fixes à ce blog ces derniers jours. Il s'agit d'une refonte de pages de mon ancien site web (une page perso pas très entretenue et écrite dans un HTML douteux, ce qui m'a poussé à l'abandonner...), qui méritent, je trouve, de rester sur la toile. Et, pour une fois, ces pages sont (un peu) illustrées ! (1) J'ajouterais sans doute d'autres pages prochainement, peut-être traitant de mes poésies ou de mes photographies.


La première page traite de la Cathédrale de Metz - un édifice absolument fabuleux dont je suis amoureux. Je m'attarde un peu sur l'histoire et sur la présentation de l'ouvrage, mais c'est la partie sur les légendes qui est, je pense, la plus intéressante.


La deuxième page traite de l'archéo-langage de programmation GW Basic (80's)... Je suis complètement nostalgique de ce langage, puisque c'est avec lui que j'ai appris les bases de la programmation. Il n'est pas beaucoup représenté sur le web - à cause de son âge - mais je propose toutes les explications utiles et un téléchargement de GWB et de quelques exemples.

Ce n'est sans doute pas un trop mauvais langage pour débuter (à condition de ne pas rester trop longtemps dessus) si on est très jeune. A côté de ça, c'est très rétro, complètement démodé, et donc tellement in...


J'ai également ajouté une petite page pour me présenter. Je trouve toujours frustrant de consulter un blog (surtout un blog qu'on apprécie), et de ne rien savoir sur l'identité de son auteur. (2)

Tant que j'y suis... je ne vais pas faire une pâle imitation d'un lâchez-vos-coms d'élevage (élevés en gros sur skyblog), mais je serais curieux d'avoir vos avis ou vos réactions, de temps en temps. Ce blog commence à attirer un peu de monde, mais j'ignore ce que vous pensez - ou qui vous êtes.


Fin de cet article tout à fait inutile qui avait pour seul but d'attirer l'attention sur les pages que j'ai ajoutées ces derniers jours...


(1) Je suis maniaque sur les bords, et j'aime ce qui est épuré et zen. Dans mon souci d'épurer, je vais jusqu'à rendre les choses non fonctionnelles... normal donc que ce blog soit à peu près exempt d'illustrations.

(2) Je n'ai pas mis mon nom, mais il se pourrait bien que je sois obligé dans peu de temps.

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:16

Sans trop savoir pourquoi, je viens de refaire mon CV. Je n'ai pas vraiment l'intention de changer d'entreprise, mais à force d'être contacté par des chasseurs de tête (qui consultent l'annuaire de l'Ecole... et semblent parfois se tromper de ligne vu qu'ils proposent souvent des emplois qui n'ont rien à voir avec mon profil (1)) j'ai pris l'habitude d'envoyer mon CV à jour aux cabinets. Comme on dit, ça peut toujours servir un jour.

En le mettant à jour, je me suis rendu compte à quel point ce que le recruteur m'a dit lors de ma dernière embauche était vrai : j'ai un CV qui trahit un profil de loup solitaire, et plus un profil d'intellectuel que de gars de chantier.

J'ai accentué mon CV dans ce sens, ce qui n'était pas très difficile (option mathématiques ici, spécialité mathématiques ici, résultats aux classements et compagnie). J'ai choisi aussi de ne pas masquer l'aspect loup solitaire, puisque de toute façon ça correspond à mon profil, et que les recruteurs s'en rendront compte tôt ou tard. Et d'autant que je sais très bien le défendre en entretien et le tourner à mon avantage.

 

Il n'empêche, la question que je me pose, c'est de savoir à quel type d'emploi correspond mon profil... Même si le poste où je suis actuellement me convient bien, j'ai l'impression de travailler en régime bridé et de ne pas exploiter tout mon potentiel. A la longue, c'est usant.


(1) J'ai reçu une proposition récemment pour un poste de Directeur Travaux junior... ça parait intéressant comme ça, sauf que je n'ai pas du tout un profil chantier, et que c'était pour des travaux... d'étanchéité.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:31

Comme tous les ans, je suis allé à la fête médiévale de Rodemack. Pour situer, c'est la plus grande manifestation de ce type en Lorraine - cette année, à peu près 6 500 personnes ont fait le déplacement (plus toutes les personnes costumées, à vue de nez, je dirais que ça fait 500 personnes en plus). A titre de comparaison, Provins attire tous les ans 60 000 personnes...

Cette année était vraiment décevante. Il y avait moins d'animations, moins de chalands, et pour tout dire, moins de piment. D'habitude, il y a toujours des cavaliers dans la ville, des chevaliers, des combats ici et là, des dames sur leur palefroi... et cette année, rien. Pour être tout à fait honnête, je dois laisser que les animations dans le parc du château étaient d'une qualité égale aux autres années. Mais dans le reste du village... presque rien. A part les innombrables et sempiternels débits de boisson et stands de hamburgers/frites... Les jeunes déguisés façon Seigneur des Anneaux et les oreilles d'elfe ont pris le relai. (1)

 

Je ne devrais plus aller à cette fête. Elle me rend nostalgique d'une époque que je n'ai pas connu, mais où j'ai l'impression d'avoir déjà vécu plusieurs vies.

Je reconnais qu'être serf pendant la grande peste de 1347 n'a rien de particulièrement réjouissant, tout comme vivre dans la crainte de l'Eglise, et déchiré entre les superstitions païennes et la seule vraie foi... mais il y a quelque chose, dans la simplicité amère de la vie du moyen-âge qui m'attire. C'est une époque où l'humanité s'ignorait, se cherchait, et où l'homme ressentait au quotidien la petitesse de sa condition et sa fragilité face à la nature. Une vie simple, imprégnée d'une foi simple.

Une vie emplie de tout ce qui manque aujourd'hui à un monde pressé, qui attend de la science des réponses - alors que celle-ci ne peut amener que des questions.

Je me rêve peut-être compagnon bâtisseur de cathédrale, alchimiste, moine bâtisseur, marchand, moine soldat - et même si ces vies ne me correspondent pas vraiment, elles ont pour cadre un monde qui me correspond plus que le monde qui m'entoure...

 

(1) Le CosPlay médiéval-fantastique, j'aime beaucoup, mais je trouve que ce n'est pas le lieu approprié...

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 22:28

Il y a deux ou trois semaines de ça, je me suis arrêté à un passage piéton avant de m'engager dans un rond-point, pour laisser passer un piéton qui était de l'autre côté de la chaussée. La chose à ne jamais faire - et je le sais.

Bien sûr, une voiture est sortie du rond-point à toute allure à ce moment là, et comme le piéton, qui s'était engagé, me remerciait, il ne l'a pas vue. La voiture a fait un écart, a frôlé le piéton, et a failli me rentrer dedans. Et j'ai failli avoir un blessé (ou pire) sur la conscience.


Il y a deux jours de cela, les choses ont moins bien tourné. J'étais passager, mais si j'avais été au volant, j'aurais réagi comme le conducteur.

Notre voiture a renoncé à sa priorité (la circulation était arrêtée) pour laisser un 4x4 monstre motorisé traverser la chaussée. Le gars qui roulait était au téléphone et n'en avait visiblement rien à faire de personne. Et il a embouti une punto sur une file parallèle, avant de prendre le large sans s'arrêter.

Manque de chance, je suis rapide, et j'ai relevé la plaque et le modèle. Le plus étrange dans l'histoire, c'est que je me suis senti un peu honteux de dénoncer le fautif. J'ai trouvé ça très gênant, que de dénoncer le 4x4, sans doute parce qu'on lui avait cédé la priorité...

 

Moralité : faire des politesses sur la route, visiblement, c'est dangereux. Mais je ne peux pas m'en empêcher.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 22:20

Je suis en vacances pendant une semaine. Après onze mois de boulot ininterrompu, je ne dirais même pas que ça me fait du bien, je dirais juste que ça me fait un peu bizarre.

J'ai pas mal de choses à faire, des petites choses sans importance, pour la plupart. Ou alors des choses auxquelles on accorde de l'importance sur le moment, mais qui n'en ont pas vraiment. Comme j'ai toujours mille centres d'intérêts, que je suis toujours en train de commencer mille projets et de n'en finir aucun, que je papillonne d'une chose à une autre, ce n'est pas surprenant que ma liste des choses à faire s'allonge.

Et une des choses que je dois faire, justement, c'est écrire une liste des choses à faire. Je ne parle pas d'une liste des choses que je dois faire ou auxquelles je dois penser, non. Ca, je le fais déjà (et je noircis, au travail, entre une et cinq pages tous les jours pour ne pas me retrouver perdu).

Je parle là de choses à faire dans la vie. Mais c'est le genre de liste, chez moi, qui va être pleine de contradictions, d'incohérences. La plupart des choses que je voudrais faire réclameraient toute une vie d'effort et de travail, mais moi, je m'y intéresse juste en passant, mon esprit se pose dessus par curiosité, et y prend tout ce qu'il y a à prendre (ou, suivant les cas, tout ce que j'arrive à y prendre).

Cette liste couvre pas mal de sujet. On y trouverait entre autres : me remettre au dessin et apprendre la peinture à l'huile, comprendre la mécanique quantique et la théorie des cordes (mais vu la complexité mathématique de la chose, ce n'est pas gagné), lire Rabelais (déjà plus simple), aller à l'opéra plus souvent (vu que ça fait 6 ans que je n'y ai plus été, ce n'est pas très dur... et considérant qu'à Metz nous avons la plus vieille salle de théatre de France, qui est un lieu magnifique, c'est bien dommage), aller à des concerts (de musique classique à l'Arsenal, qui est une des meilleures salles de France... et à des concerts de métal aussi), écrire beaucoup plus que je ne le fais à présent, revoir un peu la théorie des ensembles avant que je n'aie tout oublié, apprendre à compter les cartes au blackjack (enfin, je sais les compter, mais je manque d'entrainement), tuer tous les types qui ont une vuvuzella et qui sont en train de faire un boucan monstre dans le quartier (euhh non mais qu'est-ce que je raconte, là ?), tester un millier de recettes en attente, m'inscrire dans un club de photo, aller me promener à 5 heures du matin quand tout est désert. Ah, et me trouver une femme aussi. Mais avec tout ce que j'ai à faire, ce n'est pas simple, et si on considère qu'en plus il faudra qu'elle supporte tous mes passe-temps étranges, ça commence à devenir rudement compliqué.

Et encore, toute cette liste, ce n'est qu'une infime partie, disons, tout au plus les choses auxquelles j'ai pensé aujourd'hui. Le pire étant que cette liste a une règle de croissance exponentielle. Exemple : je peux barrer "Aller visiter le Centre Pomidou", puisque je l'ai fait, mais je dois rajouter une ligne "Retourner au Centre Pompidou deux fois par an."

Cette liste à part, je dois en faire une autre. La liste, non pas des pays que je voudrais voir (parce que c'est assez stupide, disons, de dire qu'on aimerait bien voir les Etats-Unis, par exemple, ou la Chine ; c'est toujours quelque chose de précis qu'on aimerait voir), non pas la liste des pays, donc, mais la liste des lieux et des villes.

Manque de chance, cette seconde liste est incompatible avec la première, puisque la première me pousse plutôt à rester chez moi pour occuper au mieux mon temps, alors que la seconde me pousse à tout laisser tomber et à partir à l'aventure. Enfin, pour l'instant, c'est plutôt la première liste qui l'emporte...

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 20:52

Ca y est.

J'ai enfin pu visiter Pompidou Metz, non plus en tant que chantier, mais en tant que musée. Je ne reconnais plus l'intérieur ; je m'étais habitué aux faux-plafonds éventrés, vomissant leurs câbles, aux plaques de plâtre manquantes, aux murs bruts, sans peinture, aux planchers en béton - et je me suis retrouvé dans un musée.

Je me laisse aller à un truisme : le mobilier provisoire de l'exposition change l'espace. L'architecture ne construit pas avec des pleins, mais avec des vides - et le parcours de l'exposition le montre admirablement. Ca m'a assez amusé de voir que c'est ce mobilier provisoire qui structure, qui donne un sens à une architecture par ailleurs admirable, mais complètement vide, nue de sens, inerte, sans lui. (Je ne parle que de l'architecture intérieure des galeries et de la nef, bien sûr. L'architecture extérieure, le forum, les circulations sont tout sauf vides de sens et inertes !)

Ensuite, bien sûr, viennent les oeuvres, qui sont la raison d'être du parcours. Le sens de l'exposition naît de la succession des oeuvres, qui structure le parcours, qui structure lui-même l'espace intérieur des salles, vide, nu.

Quand je pense qu'un de mes projets d'étude était la conception d'un musée d'Art Moderne, ah, je me dis que notre démarche (par manque de temps et d'interlocuteurs, surtout) est restée bien superficielle. Hélas.


J'ai apprécié infiniment de voir l'exposition s'ouvrir, dès la première salle, sur des incunables rédigés à Metz. Ils se trouvent parmi des pièces exemplaires de l'artisanat moyen-âgeux messin. Dès l'ouverture, on est appelé à revoir notre regard sur la définition de l'art, sur la définition du chef d'oeuvre. Des manuscrits autographes ponctuent d'ailleurs de salle en salle l'exposition, et on retrouvera, au hasard, Apollinaire, Proust.

Sans surprise, je suis toujours aussi peu sensible à Picasso, bien que je ne nie pas le génie de ses créations. Je suis toujours rétif au fauvisme. Je me suis rappelé que je n'aimais pas Delaunay - dont les oeuvres, j'ignore pour quelle raison, abondent. Et surtout, je suis tombé admiratif devant Udnie, de Picabia, et devant Mondrian.


Mais ce qui m'a fait le plus plaisir, dans tout cela, c'est incontestablement d'avoir pu voir ces oeuvres exposées à Metz.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 20:35

Je ne crois pas particulièrement au surnaturel. En fait, je suis plutôt quelqu'un de sceptique, rationnel et cartésien. Il n'empêche que j'ai souvent bien envie de croire au surnaturel - comme beaucoup de monde. A la différence que ça se finit mal la plupart du temps, parce que je suis un sceptique... Exemple.

J'étais debout dans le couloir cet après-midi, seul, et j'ai vu une ombre passer très rapidement à ma droite. Je me suis retourné, en me demandant ce que c'était, et à ce moment, un courant d'air glacial a traversé le couloir.

Bien sûr, je ne crois pas en un quelconque phénomène surnaturel : la clim et la fatigue (ou un court-circuit neuronal, ça arrive) suffisent à expliquer la chose. Mais il n'empêche, ça fait tout drôle sur le coup...

Et de toute façon, le courant d'air est censé arriver en même temps que l'ombre. Enfin... il parait.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 19:51

Après mes délires littéraires post-surréalistes, le retour à la réalité. Qui commence à 07:35 (dédicace à Carine), le cerveau dans les vappes et l'esprit encore embrumé.

C'est pas faute d'avoir dormi plus de huit heures pourtant. Mais rien à faire, je suis mort de fatigue du matin au soir depuis quatre jours.

 

Arrivé au boulot peinard... Personne. Petite visite sur le chantier, histoire de saluer tout le monde et de voir comment ça se passe. Et on commence à bosser vers neuf heures. (Et encore, je ne bois pas de café et je ne reçois pas mes mails sur chantier, ça aurait pu être dix heures.)

Bosser... euh, oui, mais... quoi faire ? Bon, il faut que je travaille un peu sur mon rapport de PFE. J'ai d'autres choses à voir, mais le rapport me paraît urgent en ce moment. Accessoirement, je rappelle le bureau d'étude pour qu'il me renvoie des plans, et je reçois un des gars du cabinet d'architecte complètement... enfin je ne sais pas, mais je crois qu'il avait bu (un ricard à dix heures, c'est normal, non ?).

 

10:45. Je reçois enfin les plans. J'appelle mon chef de projet... qui est passé au bureau d'études hier. Et j'apprends qu'il y a eu des modifs. Donc re-renvoi des plans mis à jours. En fait, pas la peine de lui téléphoner, il arrive. Petite réunion (le vrai moment de travail de la journée) et... 11:10, coup de fil d'un collègue. "T'es au courant pour le repas, ce midi ?"

Ah ben non, je suis pas au courant... holà grand moment de solitude. "Bon, en fait ça fait deux semaines que je dois te le dire, mais t'es invité." Ca va déjà mieux.

Je suis parti avec le chef de projet... pour le repas de fin de chantier (le premier chantier où j'ai travaillé) avec le client, les architectes, la direction de l'agence et les ouvriers. Ca m'a fait chaud au coeur de voir que les gars se rappellaient encore de moi. Vu que ce chantier se termine, la plupart vont venir travailler sur celui où je suis actuellement. Ca me fera plaisir de les revoir.

 

Moralité de tout ça ?

Le repas s'est fini à trois heures passées. Le temps de revenir, de rouvrir les plans, de faire un tour sur le chantier... c'était l'heure de plier bagages, vu que j'avais mon train... et ma valise à faire (et comme je vais à pied à la gare histoire de bouger un peu, faut pas traîner).

 

Je sais, c'est la honte, des journées comme ça... mais qu'est-ce que ça fait du bien (surtout quand on est fatigué et embrumé toute la journée) ! Faudra que je me remette en route lundi.


Enfin... c'est vite dit...

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 21:31

N'ayant pas prévu de passer la soirée à reposter des articles datant d'il y a... cinq mois (je m'aurorise un cliché : le temps passe vite...), n'ayant pas prévu ça, donc, je vais prendre une minute pour vous écrire les chroniques ordinaires d'une journée ordinaire.
C'est-à-dire - je vous explique, pour le cas où vous seriez aussi fatigué que moi au moment où j'écris - tout ce qui peut se passer d'extraordinaire dans une journée ordinaire. Et qui fait que les jours ne se ressemblent pas. Pour le
meilleur et pour le pire.

08:49
J., 20 ans, maçon, 
signe sa lettre de démission. Après un long entretien avec le chef de projet, et en ma présence (gênée).
Ca ne se résume pas, mais je dois écrire que cette décision émane d'un ouvrier jeune mais prometteur et travailleur, qui a du coeur à l'ouvrage. Mais aussi sujet à des absences plus que fréquentes, non excusées, depuis près d'un an, qui ne trouvent d'après lui pas d'explication cohérente.
J'ai été
impressionné, je dois dire, par la lucidité qu'il portait sur sa propre démotivation, sur son désengagement. Et par le courage dont il a fait preuve, en disant spontanément ne plus pouvoir continuer dans ces conditions, ne plus pouvoir bénéficier d'une certaine tolérance de la part de ses chefs.

Il n'y a pas beaucoup de mots pour écrire quelque chose comme ça, et il y a une immensité de
conséquences qui se cachent derrière ces mots si communs, au fond, si quelconques, et si maladroits à décrire. Il n'y a pas beaucoup de mots non plus pour dire que c'est une décision courageuse, de la part de quelqu'un qui assume et ne se cache pas.
Je prends une position risquée en écrivant cela. Car il faut comprendr que cela ne signifie pas que j'approuve cette décision, mais simplement que j'éprouve un certain
respect pour une personne capable de la prendre aussi calmement - dans un contexte économique aussi maussade.

Peu de gens, je crois, comprennent l'
immensité du désespoir qui se cache derrière une volonté aussi forte d'assumer ses actes.
Un
cri de l'existence. Qui s'élève au-dessus des hommes un instant. Et aussitôt retombe dans leur lie
.

18:05
Je suis sorti du travail assez tôt aujourd'hui. Une fois de plus. La charge de travail est assez limitée en ce moment, et donc on a des horaires qui s'allègent en conséquence.
Comme d'habitude, j'ai fait un détour par cette rue qui longe la Pépinière, et qui remonte de la porte de la Craffe vers la place Stan, et dont j'ignore même le nom. Cette rue pourtant, où je commence à avoir mes
habitudes, à connaître les gens et les enseignes, et dont j'apprécie tellement le charme désuet, la beauté sereine, et par dessus tout, cette impression d'être hors du monde, intemporelle, tout à la fois fragile survivance et force tranquille.
Dans cette rue, donc, je me suis arrêté dans cette
librairie
de livres anciens, pour prendre un peu de temps à feuilleter des ouvrages aux pages jaunies, aux couvertures craquantes, et aux titres si désuets. Pour respirer un peu l'odeur de la colle, cette odeur des vieux livres qui me rappelle tant mes premières années d'école, dans ces hautes salles aux lourds rideaux, qui filtraient doucement la lumière d'une fin d'après-midi d'été. (Matthieu, peut-être te souvient-il aussi... ?)
Et, alors que j'ouvrais un livre pris au
hasard parmi une montagne d'autres livres, alors que j'ouvrais cette ouvrage, faisant craquer la couverture, je tombai, ébahi, sur une feuille de papier, blanche encore comme si elle n'avait jamais vieilli, et sur cette feuille, avec des traits d'enfants, des traits roses, écriture maladroite, essai laborieux, était écrit : Bonne fête Papa.
En bas, une
date, la date, 19 juin 1960.

Là encore, je crois, peu de gens comprennent le mélange indélicat d'espoir et de désespoir qu'il y avait dans ce petit mot.
Un
cri du monde des morts. Qui s'élève une seconde de ses ténèbres. Et retombe dans son néant.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 23:47

J'avoue que j'ai décidé ça sans trop y réfléchir... même si l'idée me trottait dans la tête depuis déjà quelque temps. J'en ai un peu assez du blog myspace, il n'est pas très convivial et la présentation commence à dater sérieusement.

Je me suis donc tourné vers over-blog, qui est quand même un niveau au-dessus. A tout point de vue. Et qui me paraît offrir beaucoup plus de possibilités (et un chouïa moins de publicité), c'est plus simple pour rédiger. Et surtout, je gagne en
sobriété. Ceux qui me connaissent (quoiqu'a priori tous les gens ici me connaissent... qui d'autre me lirait ?) savent que j'aime les designs épurés... et le noir et blanc. (Le permier qui me dit que ce blog n'est pas en noir et blanc a perdu !)

J'espère juste que mes (quelques) (rares)
lecteurs (paumés) me suivront jusqu'ici, qu'ils ne se perdront pas, qu'ils ne seront pas déroutés et qu'ils m'honoreront toujours de leurs commentaires... euh... croustillants.
Et je serai comblé !


Nota : mon ancien blog est toujours sur 3615cricri.spaces.live.com, et je commencerais par recopier ici quelques vieux articles. Parce que tout ce vide, pour l'instant, ça me déprime...

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