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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 14:37

Mon PC a fini par fonctionner. Impeccablement. Il me restait juste mon imprimante à installer. Problème : elle date d'il y a au moins 5 ans, je ne retrouve plus le CD avec les drivers, et je n'en ai pas un grand usage. Et la bête commençant à prendre de l'âge, je la soupçonnais fortement de ne pas trop être compatible avec Seven. J'ai donc sans cesse reporté son installation (1), jusqu'à aujourd'hui, où j'en ai un besoin impératif.

Google me renvoie immédiatement vers le site officiel de HP, et en un clic, je suis sur la page des drivers (2). Je sélectionne mon OS, Seven 64x, et que vois-je ? Ceci.

Je n'ai qu'à allumer l'imprimante et la brancher en USB pour que l'imprimante soit fonctionnelle. Je sais, ça s'appelle du plug and play, et ça existe depuis longtemps ! Malheureusement j'ai une mauvaise expérience des installations de périphériques : j'ai installé il y a 10 ans un scanner sur port LPT1 sur une machine XP, et j'ai complètement foutu en l'air le système (alors qu'il était sensé être compatible). Et j'ai eu des expériences (délicieusement) traumatisantes sous linux. Dans mon esprit, il était tout simplement impossible qu'une imprimante vieille de 5/6 ans puisse s'installer et fonctionner sans problèmes.

J'ai perdu l'habitude que les choses puissent être simples en informatique.


(1) J'ai de trop mauvaises expériences avec les installations de périphériques.

(2) Un miracle de simplicité, quand on voit les problèmes qu'on peut avoir pour trouver certains drivers (sans parle, par exemple d'un driver pour une carte réseau broadcom sous linux).

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 20:26

Cela fait 3 semaines exactement que je n'ai pas écrit, et c'est d'autant plus difficile de reprendre. J'ai bien des sujets dont je voudrais parler, mais j'ai l'impression que ces sujets sont futiles, ou pas vraiment intéressants. Ce qui est sans doute le cas, en fait...

A côté de ça, mes horaires de travail en ce moment ne me laissent pas vraiment le temps de blogger, et quand parfois j'en ai le temps, j'ai plutôt envie de me vider complètement la tête que d'écrire.

A part mes horaires déraisonnables (que je déplore, et auxquels il va falloir que je trouve une solution) et mes vacances qui sont en passe de prendre une claque, cela fait deux week-ends de suite que je travaille. J'ai travaillé hier jusqu'à deux heures du matin pour finir d'imprimer un dossier. Enfin, "hier", c'est à dire samedi, et dimanche matin... Et demain l'agitation repart.


Nous avons édité un dossier à l'attention du CEA DAM (Direction des Applications Militaires). Ce n'était pas pas un projet classé Secret Défense, mais un projet confidentiel à diffusion restreinte. Le dossier qui nous a été transmis occupait un peu moins d'un DVD : 3,5 Go environ. Le problème est que nous sommes réputés examiner absolument toutes les pièces de ce dossier, et prendre en compte tous les éléments. Bien sûr, le projet est pris en charge par une équipe complète (et qui, dans ce cas, était éclatée sur plusieurs sites, ce qui ne facilite pas vraiment le travail). Mais je me suis retrouvé en haut de la hiérarchie, en tant qu'adjoint du responsable de projet, et j'étais donc censé connaître à peu près toutes les pièces - ce qui relève, en 10 semaines, de la gageure.

Cette façon de mesurer l'information en volume informatique (3,5 Go) est assez abstraite. Tous nos dossiers sont reçus sous format informatique, et ressortent sous forme informatique... Il y a un petit calcul qui me trotte dans la tête depuis quelque temps...

Il faudrait se dire que ce dossier représente 5 cartons remplis. Je parle de ces cartons que tout le monde connaît, et qui contiennent donc 2500 feuilles A4. Les cartons étaient remplis à la verticale, donc avec un peu plus que leur contenu normal : mettons 3 000 feuilles A4. Les plans A3 et A0 sont imprimés recto seul, et les carnets A4 recto verso. Il y a à peu près 50% de plans, donc 1,5 fois la surface imprimée sur chaque feuille (un recto et en moyenne un verso sur deux). Cela représente donc une surface totale de 3 000 x 5 x 1,5 x (0,20m x 0,30m) = 1 350 m² de documents à lire ! A titre de comparaison, un livre de poche de 300 pages représente 13 m².

Cela représente également en moyenne 160 Ko par recto A4, ce qui parait plausible (compte tenu des plans scannés qui occupent un gros volume).

Suite à l'étude de ce dossier, nous avons abouti pour l'instant à un dossier informatique de 180 Mo. Je n'ai pas pu compter précisément ce que cela représentait en terme d'édition papier, mais une estimation (avec le nombre de ramettes consommées et le nombre de classeurs) de 3 000 pages est correcte - toutes recto-verso cette fois. Soit 360 m², soit 30 Ko par feuille A4, ce qui colle avec le fait qu'il y avait beaucoup de texte et beaucoup de documents scannés en basse résolution (mais ça paraît quand même faible).


Tout cela pour dire que le volume de données reçues et traitées, et le volume de données ressorties est proprement faramineux. Bien sûr, le projet a mobilisé pendant 10 semaines 5 personnes à temps plein et 8/10 autres personnes en appoint (quelque chose comme 3 000 heures (1)). Bien sûr, dans le volume des données produites figurent un grand nombre d'annexes, qui sont du travail repris à l'identique. Bien sûr, il y a des automatismes qui se développent. Il n'en reste pas moins que, si en plus on considère toutes les données intermédiaires traitées (2), cela représente une quantité inimaginable de données à traiter.

Il n'y a qu'à se figurer, par exemple, la tour Eiffel, et se dire que chacun des rivets, chacune des sections d'acier, chaque gousset, a été considéré à part, calculé et dessiné. Cela donne une image raisonnable du volume d'information à traiter sur des dossiers de ce genre (bien que le travail, lui, ne soit pas similaire).

 

(1) Inutile de préciser que je pars sur une base de 40 à 45 heures/semaine (payées 35, puisqu'il paraît qu'il faut travailler plus pour gagner plus).

(2) Je pense aux calculs qui ont été faits en interne, et notamment aux métrés de tous les ouvrages.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 21:16

Des chercheurs de Harvard viennent de trouver pourquoi certains individus (comme moi) parviennent à s'endormir dans le bruit, et ne sont pas dérangés pendant leur sommeil par les nuisances sonores.

J'avoue que ça me fait un bien fou de voir que la science est passée par là. Le matin, je suis incapable d'entendre un réveil (à moins d'être en phase de sommeil paradoxal) ou des voix (1). Je me suis récemment endormi en boîte de nuit (je devais rouler pour rentrer... ne pas se mettre minable avec l'alcool présente de gros avantages, pf).

Le cerveau de certaines personnes (le mien, entre autres, mais disons que c'est lui qui m'intéresse le plus) génère spontanément des ondes de fréquence rapide (appelées fuseaux) qui permettent d'occulter les sons extérieurs. Dormir dans des environnements bruyants devient donc naturel. Et un autre avantage est que l'apprentissage serait plus facile, le cerveau étant mieux isolé dans une bulle du monde extérieur.

Un des points négatifs est que le système nerveux (et notamment cardiovasculaire) reste en état d'éveil, et que les sons le plongent dans un certain état de stress (accélération du rythme cardiaque et sans doute respiratoire, et quelque chose qui doit s'apparenter à une veille nerveuse). Le sommeil n'est donc pas réparateur, et on peut se réveiller plus fatigué qu'on ne s'est endormi.

Tant que je suis à parler du sommeil... J'applique depuis peu de temps une technique que j'appelle technique des micro-sommeils (je ne connais pas vraiment le nom, ça se rapproche des micro siestes). Ca consiste à compter jusqu'à 5 pour se plonger dans un état de relaxation intense, puis de recompter jusqu'à 5 pour se réveiller, et de répéter le cycle jusqu'à se sentir reposé. Ca fonctionne étonnamment bien (mais peut-être s'agit-il d'une sorte de placebo).

 

(1) Et en plus, je mets énormément de temps à prendre conscience. Je passe par des états subtils entre la conscience et l'endormissement, un peu comme Ruxor l'explique ici.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 14:18

Le site de l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) permet de consulter les différents rapports facilement. Notamment le rapport provisoire 2010 (PDF) (sur les 6 premiers mois) à mettre en regard avec le rapport définitif 2009. Il est très difficile néanmoins de faire soi-même ses propres statistiques (1), car les données présentées varient d'une année à l'autre, elles le sont quelques fois sous forme de tableau et quelques fois sous forme de graphiques, et enfin, la définition des choses comparées varie d'une année à l'autre. Il est quasiment impossible de ressortir des chiffres comparables sur une grande période de temps.

A ce titre, l'annexe 1 (page 19) du rapport définitif 2009 est sans doute le graphique le plus intéressant. C'est en fait à peu près le seul qui soit révélateur, et qui ne cherche pas à manipuler le lecteur (2). On trouve une partie des chiffres ici.

L'interprétation de ce graphique reste toutefois hasardeuse ! Pourquoi ? A cause des raisons suivantes :

- la rapidité d'intervention des secours (et donc de prise en charge) augmente avec les années

- la qualité des soins augmente également

- l'état du réseau routier s'améliore globalement (ce qui cache des dégradations locales, je suis d'accord...)

- la sécurité passive des véhicules (je pense surtout aux châssis, à la préservation de l'habitacle, et aux airbags) s'est améliorée

- la sécurité active des véhicules s'est améliorée aussi, mais c'est un facteur à la marge, puisqu'il tend plus à éviter les accidents qu'à en réduire les conséquences

- le renouvellement du parc des véhicules a connu une grande augmentation ces dernières années (prime à la casse, notamment)

- l'évolution de la règlementation (ceinture obligatoire à l'arrière depuis 1990, etc.)

- la méthode de comptage des décès à changé en 1967 (le seuil passe de 3 jours à 6 jours) et en 2004 (de 6 à 30 jours)

Le graphique présenté montre une tendance qui cache plusieurs variables qui évoluent dans le même sens. 

La chute est indéniable, et la prévention routière (ou plutôt, la répression aveugle) a une part non négligeable dans cette évolution. Il n'empêche que la baisse est due à une multiplicité de facteurs, et il n'est pas possible d'en distinguer les causes. (Du moins, pas avec les chiffres et les rapports que l'ONISR met à notre disposition.)

Une façon d'écarter certains des paramètres de la comparaison serait par exemple de comparer l'évolution de l'écart entre le nombre d'accidents matériels et le nombre d'accidents corporels. Cela permettrait d'estimer la part due aux véhicules (sécurités actives, passives et renouvellement du parc). Malheureusement, les accidents matériels ne sont pas recensés en France (ils sont du ressort des assurances, et non des forces de l'ordre).

 

A côté de ça, certaines phrases dans les rapports font froid dans le dos ; ces phrases sont du genre "x vies auraient pu être épargnées si...." ou "si la vitesse diminuait de x km/h, il y aurait y morts en moins."

C'est une arnaque intellectuelle ; comme dans l'étude du climat, on cherche des relations simplistes dans un modèle complexe, au lieu de chercher à simplifier le modèle. Sauf que pour le climat, au moins, il y a des modèles. Pour la sécurité routière, il n'y a que des simplifications ! La vie des gens sur la route est ramenée à une arithmétique binaire, où il suffirait de se retrouver sous le seuil de vitesse et d'alcoolémie pour rester en vie.

La conséquence de cette propagande ? Une déresponsabilisation des conducteurs, qui s'autorisent toutes les fantaisies (comme rouler à gauche, dépasser par la droite ou s'abstenir des contrôles) sous prétexte qu'ils respectent la vitesse limite... C'est sûr, ces fantaisies, à 90 km/h, ça se termine par un coup de frein et un coup de klaxon de celui qui suit, et à 150, ça se termine par une embardée dans le décor.

Les gens ne savent pas rouler, sont inattentifs, discutent et téléphonent, regardent le paysage. Il est plus simple de niveler par le bas en limitant la vitesse et en faisant dans le tout-répressif que d'apprendre aux gens à conduire (3).

 

(1) Il faudrait que je demande à un de mes proches (qui est assureur) des statistiques détaillées, et que j'écrive à l'ONISR pour avoir leurs chiffres. Mais je suis trop fainéant pour ça - ou plutôt, je ne suis pas vraiment sûr que le jeu en vaille la chandelle.

(2) On remarque surtout des graphiques dont l'évolution commence en 2000 ou en 2003, ce qui tend à occulter l'évolution qui a eu lieu avant, et qui allait dans le même sens. Le graphique A5 (page 26 du rapport 2009) montre une stupéfiante évolution comparée de la vitesse moyenne et du nombre de décès... Il est quand même drôlement étrange de voir qu'avant 2003, il y avait un écart entre les courbes, et qu'après 2003, les courbes se collent l'une à l'autre... évidemment, le choix de l'échelle n'est pas étranger à l'impression donnée par le graphique ! Et en plus, il met en rapport le nombre de tués (VL ; 2RM ; cyclistes ; PL) et la vitesse moyenne des VL seuls...

(3) J'estime qu'environ 10 à 20% des conducteurs sont incapables d'apprendre à conduire, c'est-à-dire d'apprendre à respecter les autres usagers.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:49

Je me suis déjà suffisamment attardé (ici, ici, ici et ici avec les codes d'erreur) sur les déboires que j'ai connu avec mon nouveau PC sous Seven monté sur mesure (core i5 750 sur P7P55D LE, socket 1156 Lynnfield (1)).

Après 5 passages en SAV et après avoir flashé le BIOS, changé la RAM (et avoir découvert que l'assembleur l'avait montée de travers), la carte mère, le processeur, la carte graphique et l'alimentation, il continuait de planter aléatoirement au démarrage, ou peu après.

En discutant avec le SAV (par ailleurs très aimable, mais un peu lent sur les bords, donc je ne leur ferais pas de pub), on a fini par arriver à la conclusion que le problème venait du BIOS (2). J'ai fini par trouver l'info (moi !) sur un forum anglophone : il s'agissait des tensions qui n'étaient pas bien réglées. Et ce problème a l'air d'être assez fréquent, donc je détaille ici (une dernière fois, c'est promis...) les symptômes et la réponse à apporter :

Symptômes (processeur quadcore i5 ou i7 sur P7P55D LE d'ASUS) :

- BSOD au démarrage ou une heure après le démarrage de la machine

- BSOD de causes diverses et variées  (NTFS_FILE_SYSTEM, MEMORY_MANAGEMENT, PFN_LIST_CORRUPT, BAD_POOL_HEADER, CRITICAL_STRUCTURE_CORRUPT) et plus ou moins graves (erreurs du kernel, du genre STOP WINDOWS ou x1000007e erreur Kernel)

Solution :

- dans mon cas, ce n'était pas le problème, mais le premier réflexe doit être de tester les barrettes de RAM. Il faut les tester toutes ensembles puis (si une erreur est détectée) l'une après l'autre avec Memtest86. Je précise pour les... moins avertis que le test Memtest86 tourne en boucle et ne s'arrête jamais... jusqu'à ce qu'on appuie sur Echap (4/5 boucles de test suffisent largement, soit quelques heures)

- l'erreur venait du BIOS d'Asus (même mis à jour à la version 1702), qui gère mal les tensions du processeur et de la RAM. (J'ai changé les deux tensions, mais je pense que le problème venait vraiment du proc) Par défaut, la tension du processeur est sur [Auto], ce qui fait qu'elle est à 0.80V au démarrage, puis passe à 1.20V à un moment donné (et là, ça plante !). Il faut la mettre à 1.20V par défaut. Il faut également forcer la tension de la RAM (DRAM) à 1.50V. Fin des BSOD, on peut passer au chapitre suivant (wifi)...

Sinon pour info, voilà la page officielle du constructeur sur la P7P55D LE. Il est toujours conseillé de mettre à jour les drivers... Et un petit truc au passage (vous avez tenu le coup jusqu'ici, c'est mérité) : il faut mettre à jour le driver audio de la P7P55D LE. Cela active dans le panneau de configuration ("Son") de Windows un nouveau périphérique d'enregistrement : Mixage Stereo (ou Stereo Mix, puisqu'il faut tout faire en anglais). Ce périphérique peut s'activer comme périphérique d'enregistrement par défaut, ce qui permet de faire tout un tas de belles choses, comme par exemple pirater la musique de Deezer (3) faire de jolis films de démo, avec des jeux ou des logiciels.

 

(1) J'adore ce nom, mais c'est sans doute fait pour, vu que c'est un nom commercial.

(2) Un peu lents, oui...

(3) Ca se fait très bien avec un petit script Python, faudra que j'en parle un jour. Même si c'est mal, parce qu'on vole les majors de l'industrie du disque les pauvres artistes qui n'ont pas de quoi manger et qui sont obligés de partir en Suisse pour trouver un quignon de pain.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 11:43

J'ai pris un peu de distance avec mon ordinateur et avec internet ces derniers temps. Je continue de consulter mes mails sur mon smartphone, et d'aller de temps en temps voir ce qui se passe sur facebook, mais nettement moins qu'avant.

Ca permet aussi de faire le point, et de se demander si on est addict d'internet, ou simplement si on considère que c'est une commodité appréciable. Je me range pour l'instant plutôt dans la deuxième catégorie : je n'ai pas un usage intensif du web (je dirais plus que j'en ai un usage extensif, en fait), et m'en passer n'est pas trop difficile. Même si j'apprécie énormément y avoir accès en permanence...

Tout ceci prend place dans une certaine période de remise en question à laquelle le climat maussade n'est pas complètement étranger. A côté de ça, j'ai l'impression de ne plus être nulle part chez moi. J'ai un peu voyagé ces derniers mois (plus qu'à mon habitude, en tout cas), et en ce moment je ne me sens bien que sur la route, ou dans le train. Metz me paraît trop petite, et les aucune autre ville ne m'attire - faute d'y connaître des gens.

Si j'ai longtemps cru que notre vraie patrie est l'endroit où on l'a ses souvenirs et ses attaches, je me suis rendu compte récemment que la seule chose qui compte sont les gens avec qui l'on se trouve. On vit dans le présent, on ne vit pas sur ses souvenirs.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 21:22

Une énigme mathématique est tombée hier au bureau. Il s'agit de trouver 6 avec 1, 1 et 1 ; avec 2, 2 et 2 ; et ainsi de suite jusqu'à 9, 9 et 9, en ne se servant que des opérations mathématiques communes et de quelques fonctions usuelles, dont par exemple les racines. Par exemple 2 + 2 + 2 = 6 ou bien 3 * 3 - 3 = 6. (1)

Les solutions avec 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 9 sont triviales et sans grand intérêt. La solution avec 8, 8 et 8 est plus amusante. J'ai trouvé immédiatement une des deux solutions possibles, mais il en existe une deuxième (qui est un peu plus dans l'esprit de l'énigme, je suppose).

La solution avec 1, 1 et 1 est, elle, beaucoup plus tordue. Il faut vraiment avoir l'idée... Je ne l'ai pas trouvée, et ça m'a tellement tracassé que je n'arrivais plus à me concentrer pour travailler... donc j'ai fini par googler l'énigme pour avoir la solution. Ce qui me gêne, c'est que j'ai trouvé un joli indice, une piste, mais que je n'ai pas été jusqu'au bout.

Un collègue a trouvé une solution que je trouve très élégante, mais qui fait "un peu" appel à d'autres nombres (ça me choque moyennement, dans la mesure où on fait appel par ailleurs à des racines). Mais je vous laisse la deviner quand même.


(Pour afficher les indices, sélectionnez le texte.)

Pouvez-vous trouver les deux solutions pour 8, 8 et 8 ?
Indice pour la première solution : < 1/3 >
Indice pour la deuxième solution : < 1/2, 1/2 >

Pouvez-vous trouver la solution pour 1, 1 et 1 ?
Indice pour la solution officielle : < 6 est un nombre parfait. >
Indice pour la solution bricolée : < intégration >


(1) Je trouve que l'énoncé est un peu maladroit (pas très élégant), parce que se servir de racines revient à élever à une puissance, donc à faire appel à d'autres nombres que les trois autorisés... mais fermons les yeux et passons.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 13:16

Retourné aux classiques (1) après mon escapade (2), je reviens avec deux citations qui sonnent très juste.

Celle de Ron Rivest, co-inventeur du chiffre RSA, dépasse de loin le seul cadre de la cryptographie (je pense notamment au P2P) :

C'est une bien misérable politique que de taper sans discrimination sur une technologie simplement parce que quelques criminels pourraient en tirer parti. N'importe quel citoyen américain peut s'acheter une paire de gants même si un cambrioleur peut s'en servir pour fouiller toute une maison sans laisser d'empreintes. La cryptographie est une technologie de protection des données, come les gants sont une technologie de protection des mains. [...] La première peut être frustrante pour les écoutes téléphoniques du FBI, et les seconds peuvent perturber les relevés d'empreinte du FBI.

D'ailleurs... je viens juste de faire une transaction en ligne. (Je le signale, parce que c'est vraiment rare chez moi.) Ca me rassure vraiment de savoir qu'il y a RSA derrière. Mais il y a beaucoup d'autres choses qui me rassurent beaucoup moins - une des failles du SSL étant apparemment la cascade des entités de certification. Ceci dit, la SNCF étant réputée, on se dit qu'on peut lui faire confiance - on se dit au moins qu'ils auront pris des précautions concernant les entités de vérification - mais c'est vraiment 1. sur-estimer l'intelligence effectivement à l'oeuvre au sein d'une entreprise et 2. oublier que SNCF.fr étant un site très fréquenté, même s'il est plus dur à attaquer, il offre plus de perspectives de gains.

Bon, c'est prouvé : je suis parano. (3)

 

Le raisonnement de Ron Rivest sonne très vrai, mais le sens commun s'oppose à lui : les gens qui ont besoin de la cryptographie sont des gens qui ont des choses à cacher, et les gens qui ont des choses à cacher sont des gens malhonnêtes. C'est confondant de simplicité et de bêtise.

La diffusion de la technologie expose notre vie privée aux yeux des autres ou aux yeux de l'Etat - que cela passe par une identité en ligne, par la surveillance des réseaux ou par n'importe quel autre moyen, comme les puces RFID ou l'enregistrement des numéros des plaques minéralogiques (4). Ces technologies demandent à être contrebalancée en permanence par l'apparition de techniques offrant une plus grande confidentialité. Même si tous ne s'en servent pas et n'en ont pas l'utilité, ce qui est important, c'est la possibilité d'y avoir recours.

L'Etat voit cela d'un très mauvais oeil, et cherche à garder la mainmise sur les échanges cryptés. Une des solutions est de confier les clefs de cryptage à des tiers de confiance (on parle de séquestre des clefs) - mais cela s'est soldé par un échec cuisant pour le gouvernement US il y a une dizaine d'années. Et Niels Cukier (journaliste) en a dit ceci :

Les gens impliqués dans le débat sur la cryptographie sont tous intelligents, honorables et favorables au séquestre. Mais aucun ne possède plus de deux de ces qualités.

Inévitablement, j'en reviens à Bernanos et à Benjamin Franklin, que je citais il y a peu.

 

(1) Simon Singh, Histoire des codes secrets

(2) Pierre Berloquin, Codes, la grande aventure

(3) Il faut que je me mette à faire des demotivators, c'est un exercice assez amusant.

(4) Nous n'y sommes pas tout à fait... mais nous sommes sur le bon chemin.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 21:08

Je me rends compte que mes mémoires visuelle et kinesthésique se développent de plus en plus (1). Le seul problème, c'est qu'à côté de ça, ma mémoire auditive se dégrade complètement. Je constate au quotidien cette évolution, et c'est assez étrange.

La pauvreté de ma mémoire auditive a fait que j'ai été incapable d'apprendre les langues, jusqu'à ce que je me mette à lire compulsivement des livres en anglais. De même, j'ai toujours synthétisé mes cours d'une manière la plus graphique possible. D'un autre côté, cette mémoire visuelle est sélective. Je suis ainsi incapable de me souvenir du visage des gens, ni de les reconnaître, mais je me rappelle l'allure générale, l'attitude et la démarche.

Mon attention flotte dès que quelqu'un essaye de m'expliquer quelque chose. Je suis ainsi incapable de me rappeler le déroulement d'une réunion, et j'ai beaucoup de difficultés à suivre un développement oral - comme un discours. Je n'arrive pas à retenir le fond du propos - mais je retiens très bien tout ce qui est annexe et du domaine du visuel : présentations powerpoint, les personnes présentes et leur disposition autour de la table, etc.

A contrario, par exemple, je suis capable de redessiner avec précision (c'est-à-dire avec les dimensions) les plans des bâtiments sur lesquels je travaille actuellement (trois blocs d'usine sur trois niveaux avec leurs annexes) (2). Comme j'ai une mémoire kinesthésique très développée, j'arrive aussi à "construire" une image mentale de ces bâtiments (ou de n'importe quel objet), et j'arrive à la "toucher" ou à la manipuler mentalement, jusqu'à ressentir les textures de l'objet.

Tout cela se complète par une sensibilité exacerbée à mon environnement visuel. Ce qui veut dire en gros que je souffre d'intolérance pour tout ce qui est encombré, en désordre, mal entretenu.

En conséquence, tout cela ne facilite pas ma vie au quotidien. Je suis obligé de tout noter - et avec un code couleur, encore, et une organisation stricte. Mon bureau doit être complètement vide et aucun document ne traine sans être classé. Le moindre désordre me déconcentre. Quant à mon environnement informatique, c'est encore pire : tout est au raccourci clavier, et il n'y a presque aucune icône. Du coup, les informaticiens responsables de la maintenance ont mis ma tête à prix...

 

(1) Google renvoie vers quelques tests qui permettent de savoir si on a une mémoire visuelle ou auditive (voire kinesthésique) : ici ou ici.

(2) Et en plus, il s'agit d'un projet pour la Défense nationale, classé Diffusion Restreinte. Devrais-je devrais me reconvertir dans l'espionnage ?

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 22:51

Comme pas mal de monde, j'ai plusieurs compte mail :

- mon compte principal sur Gmail, qui me donne pleine satisfaction

- mon ancien compte principal orange, anciennement wanadoo, qui a plus de 10 ans maintenant, et qui est complètement envahi de spam (la faute à l'usage que j'en ai eu quand je découvrais internet...)

- un compte secondaire sur hotmail, pour l'inscription à des sites et à des newsletters que je suis régulièrement

- de multiples comptes orange et hotmail qui me servent pour des inscriptions à certains sites (je ne sais pas du tout pourquoi je n'en ai pas un seul)

 

Quand je suis passé d'orange à GMail, ça s'est fait dans la plus grande facilité : importation de mes mails et de mes contacts, renvoi automatique du courriel. J'ai décidé hier de créer une nouvelle adresse sur GMail pour faire ceci :

- remplacer mon compte secondaire de hotmail vers GMail, parce que je ne supporte plus le design de hotmail. (1)

- récupérer les mails de mon ancien compte principal Orange. Je veux le faire principalement pour voir s'il y a encore des gens qui m'écrivent à cette adresse (2)

Et bien... c'est tout simplement le parcours du combattant. Hotmail (et donc live et tout ce qui en découle) refuse de faire un suivi vers une adresse qui ne soit pas une adresse hotmail ou live. C'est donc GMail qui va interroger régulièrement le serveur POP3 d'hotmail pour checker les messages. Il en résulte une latence terrible - mais heureusement sans importance, vu qu'il ne s'agit que de newletters ou d'autres éléments sans urgence.

Ensuite, pour maintenir mon compte en activité, je dois me connecter au moins une fois tous les 270 jours. Certes, le délai parait assez élevé, mais il n'en reste pas moins que je vais finir par oublier, et mon compte sera supprimé. Je vais donc être obligé de modifier mon adresse sur chaque site où je suis inscris. (Certes, ce n'est pas une mauvaise chose... mais c'est une question de principe. Je reçois toujours mes mails sur Orange, et ils me sont transférés, alors que je ne me suis pas connecté depuis plus d'un an.)

Et tout cela, c'est sans compter le fait que hotmail ne divulguait pas les adresses de ses serveurs POP3 et SMTP, jusqu'à janvier 2009. Il était donc impossible de se servir d'un client mail pour gérer son adresse. Ce qui m'amuse c'est que les clients mails ne sont plus à la mode ; aujourd'hui, on est lost in the cloud - et c'est justement à ce moment que hotmail divulgue ses adresses SMTP et POP3...

Je rajoute encore au passif de hotmail que de nombreux robots anti-spam (généralement sur les serveurs web) classent quasi-automatiquement les mails en provenance d'hotmail dans le dossier spam. J'avais le problème avec Orange, qui avait souvent du mal à recevoir des mails en provenance de hotmail (et j'en attribue la faute à hotmail, pas à orange). Ceci dit, hotmail s'est vengé, puisqu'il classe également des mails en provenance de orange dans le spam ! Je me suis envoyé hier un mail à partir de orange (avec une vraie phrase en français et un vrai objet, justement parce que j'avais prévu qu'un truc de ce genre allait arriver), vers hotmail, pour voir si la redirection vers GMail était bien opérationnelle, et bien, ce mail a été classé en spam par hotmail, mais GMail l'a quand même reçu ! J'avoue qu'à ce stade là... ça me dépasse.

Par contre, il y a une chose qui est extrêmement pratique avec hotmail : on peut regrouper plusieurs comptes en un seul, et passer de l'un à l'autre en un clic... Mais à part ça, hotmail est une accumulation de points noirs - et visiblement, je ne suis pas le seul à en penser du mal (3). C'est rassurant.

 

(1) Et c'est une décision que je vais regretter, parce que je suis régulièrement obligé de me déconnecter de GMail pour me reconnecter avec une autre adresse. Problème que je n'avais pas avant, avec hotmail. Mais je ne m'inquiète pas trop, je vais bien trouver une solution.

(2) C'est un peu dur de faire le tri sur l'autre compte GMail, vu que je ne reçois que des mails privés. Sur l'autre compte, ils seront mis bien en évidence.

(3) J'adore l'avis de Hubert, qui n'arrive pas à lire ses mails lorsqu'il est à l'étranger... Je ne ferais pas le rapprochement avec le fait qu'il est belge (notamment parce que j'adore la Belgique et les belges en général), mais il y a matière à beaucoup de plaisanteries faciles.

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Published by Christophe - dans Geek
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